Proverbes et locutions (1)

Anecdotes

Proverbes et locutions (1)

10 anecdotes sourcées autour de ce thème — détails insolites, coulisses et coïncidences vérifiées.

  1. Le tableau qui contient tout le thème

    En 1559, Pieter Bruegel l'Ancien peint une scène de village apparemment banale. En réalité, chacun des personnages met en scène un proverbe pris au pied de la lettre : plus de cent vingt dictons cohabitent sur la même toile, du type qui se cogne la tête contre le mur à celui qui jette des roses aux cochons.

    Source : Les Proverbes flamands - Wikipédia
  2. Vespasien a laissé son nom aux urinoirs

    L'empereur qui a inspiré « l'argent n'a pas d'odeur » taxait la collecte d'urine des latrines romaines, matière première des teinturiers. Dix-huit siècles plus tard, les urinoirs publics parisiens ont hérité de son nom : les vespasiennes. La dernière de Paris a survécu jusqu'à aujourd'hui, boulevard Arago.

    Source : Vespasienne - Wikipédia
  3. Quatre cents coups de canon en une nuit

    En 1621, Louis XIII assiège Montauban, place forte protestante. Faute de percer les murailles, il fait tirer quatre cents coups de canon sur la ville. La cité résiste et finit par voir le roi lever le siège. Aujourd'hui, Montauban célèbre chaque année sa Fête des 400 coups.

    Source : Les Quatre Cents Coups de Montauban - Wikipédia
  4. Les singes payaient en grimaces

    Au XIIIe siècle, franchir le Petit-Pont à Paris coûtait un péage. Saint Louis accorda une dispense aux jongleurs et montreurs d'animaux : leur singe faisait son numéro devant le péager, et l'affaire était réglée. Payer en monnaie de singe, c'était donc payer pour de vrai, mais en spectacle.

    Source : Payer en monnaie de singe - Wikipédia
  5. Métro, boulot, dodo avait six mots

    La formule vient d'un vers de Pierre Béarn publié en 1951 dans Couleurs d'usine, et l'original est plus noir que sa version courte : « Métro, boulot, bistro, mégots, dodo, zéro ». Béarn n'en tirera le slogan raccourci qu'en 1968, où il fera le tour des murs.

    Source : Métro, boulot, dodo - Wikipédia
  6. Un juge dépassé par son procès

    « Revenons à nos moutons » sort d'une farce médiévale où un drapier accuse un berger d'avoir égorgé ses bêtes. Problème : le berger est défendu par Pathelin, qui a lui-même escroqué le drapier sur du tissu. Le plaignant mélange les deux affaires, et le juge, excédé, lâche la phrase restée dans la langue.

    Source : La Farce de maître Pathelin - Wikipédia
  7. Chacun accuse le voisin de filer

    Nous disons « filer à l'anglaise » pour partir sans saluer. Les Anglais, eux, appellent exactement la même chose « to take French leave ». Chaque langue a calmement attribué la grossièreté à celle d'en face, et personne n'a jamais cédé.

    Source : Filer à l'anglaise - Wiktionnaire
  8. Napoléon n'a pas dit la formule

    En 1813, le général Le Marois écrit à l'Empereur qu'il ne peut pas tenir sa position. Napoléon répond : « Ce n'est pas possible, m'écrivez-vous ; cela n'est pas français. » La version ramassée en « Impossible n'est pas français » est l'œuvre de Balzac, qui la publie en 1838.

    Source : Impossible n'est pas français - Wikipédia
  9. Une fable bretonne pour un proverbe grec

    « Aide-toi et le Ciel t'aidera » clôt Le Chartier embourbé de La Fontaine, où un charretier bloqué dans la boue implore Hercule. Le dieu lui répond en substance de commencer par prendre son fouet et pousser lui-même. La scène se passe en basse Bretagne, près de Quimper.

    Source : Le Chartier embourbé - Wikipédia
  10. Le déluge après une déroute

    En novembre 1757, l'armée française est écrasée à Rossbach par Frédéric II. Louis XV sombre, et Madame de Pompadour aurait tenté de le consoler d'un « Après nous, le déluge ». La phrase, censée relativiser, est restée comme le symbole de l'insouciance des puissants.

    Source : Après nous, le déluge (expression) - Wikipédia