
Anecdotes
Minitel
10 anecdotes sourcées autour de ce thème — détails insolites, coulisses et coïncidences vérifiées.
La messagerie est née d'un piratage
En 1982, sur le service Gretel lancé à Strasbourg par les Dernières Nouvelles d'Alsace, un utilisateur détourne l'outil qui servait à poser des questions aux journalistes et parvient à discuter en direct avec les autres connectés. La première messagerie instantanée française est donc un bug exploité par un petit malin, avant d'être officialisée et de représenter jusqu'à 85 % du trafic du service.
Source : Minitel - WikipédiaLe Minitel doit son nom au père du TGV
Le nom Minitel a été trouvé par Roger Tallon, le designer industriel à qui l'on doit aussi le TGV Atlantique. Selon Bernard Marti, l'un des concepteurs, il s'agit d'un acronyme de Médium interactif par numérisation d'information téléphonique.
Source : Minitel - WikipédiaUn clavier dans l'ordre alphabétique
Les tout premiers terminaux n'avaient pas de clavier AZERTY mais un clavier ABCD, avec les lettres rangées dans l'ordre alphabétique. Le but était de ne pas dérouter ceux qui n'avaient jamais touché une machine à écrire. Le résultat a été si critiqué qu'il a fallu revenir à l'AZERTY.
Source : Minitel - WikipédiaLe Minitel avait déjà ses cookies
Les serveurs pouvaient lire et écrire de petites zones mémoire de huit caractères à l'intérieur même du terminal, pour reconnaître l'utilisateur d'une visite à l'autre. Ces mouchards, ancêtres directs des cookies du web, ont fini par être déclarés illégaux par la CNIL.
Source : Minitel - WikipédiaAl Gore a fait espionner le Minitel
Au tournant des années 1990, le futur vice-président américain Al Gore dépêche David Lytel en France, non pas pour étudier la technique du Minitel mais pour comprendre quels services les gens utilisaient vraiment. Le rapport qui en résulte nourrira son discours de 1994 sur les autoroutes de l'information.
Source : Minitel - WikipédiaLe premier Minitel n'avait pas d'écran
Lors de l'expérimentation de Vélizy en 1981, le terminal remis aux foyers était un simple décodeur à glisser sous le téléviseur, piloté par un clavier alphanumérique. On consultait la vingtaine de services disponibles sur l'écran de la télé du salon, bien avant que le Minitel ne prenne sa forme de cube beige.
Source : Minitel - WikipédiaUne grève étudiante pilotée au 3615
En décembre 1986, la coordination nationale étudiante opposée au projet de loi Devaquet vote la création d'un service sur le 3615 LIBE, hébergé par Libération. Les comités de grève y échangeaient par code secret, et le public y trouvait la carte des académies mobilisées ainsi que l'itinéraire des manifestations. Le service a tourné du 3 au 12 décembre.
Source : Le Minitel et l'Étudiant - revue TerminalLe Minitel a précédé Maman, j'ai raté l'avion
Sorti en France en janvier 1990, 3615 code Père Noël raconte comment un garçon de neuf ans piège sa maison pour affronter un faux père Noël. Son réalisateur René Manzor a publiquement relevé les ressemblances avec Maman, j'ai raté l'avion, arrivé juste après. Le titre international du film français est Deadly Games.
Source : 3615 code Père Noël - WikipédiaLe mot télématique sort d'un rapport
Le mot télématique n'existait pas avant 1978 : il a été forgé par Simon Nora et Alain Minc dans leur rapport sur l'informatisation de la société, remis à Valéry Giscard d'Estaing. Le même rapport préfigurait le lancement du Minitel.
Source : Rapport Nora-Minc - WikipédiaPolnareff a chanté le Minitel rose
La chanson Goodbye Marylou de Michel Polnareff met en scène les échanges érotiques du Minitel. Le terminal étant incapable d'afficher la moindre photo, tout le Minitel rose reposait sur la suggestion et sur un anonymat complet.
Source : Minitel rose - Wikipédia