Littérature au féminin

Anecdotes

Littérature au féminin

10 anecdotes sourcées autour de ce thème — détails insolites, coulisses et coïncidences vérifiées.

  1. Trois sœurs pour un seul homme

    L'éditeur des Hauts de Hurlevent laissait courir le bruit que Currer, Ellis et Acton Bell n'étaient qu'un seul et même auteur. En juillet 1848, Charlotte et Anne Brontë prennent le train pour Londres et débarquent chez Smith, Elder & Co avec les lettres adressées aux trois Bell pour prouver qu'ils sont bien trois personnes. L'éditeur George Smith voit arriver deux jeunes provinciales mal habillées et pétrifiées de trac, et les emmène le soir même à l'opéra.

    Source : Brontë family - Wikipedia (EN)
  2. Un volcan indonésien a inventé Frankenstein

    L'éruption du Tambora avait plongé l'hémisphère nord dans une année sans été. Coincés par la pluie dans une villa au bord du lac Léman pendant l'été 1816, Byron, les Shelley et leurs amis se lancent un concours d'histoires de fantômes pour tuer le temps. Mary Shelley, 18 ans, en sort avec le brouillon de Frankenstein.

    Source : Année sans été - Wikipédia
  3. Cent ans pour des excuses

    Avant les lapins, Beatrix Potter faisait de la mycologie. En 1897, elle soumet à la Linnean Society un article sur la germination des spores : en tant que femme, elle n'a le droit ni d'assister à la séance ni de lire son propre texte, qu'un botaniste de Kew présente à sa place. La société a présenté ses excuses officielles en 1997, cent ans plus tard.

    Source : Beatrix Potter - Wikipedia (EN)
  4. Le mari qui a vendu les livres de sa femme

    Willy faisait tourner un véritable atelier de nègres littéraires et signait tout de son nom, les Claudine de Colette comprises. Il est allé plus loin : il a cédé les droits de la série à des éditeurs sans l'accord de Colette, qui ne le lui a jamais pardonné. Il faudra attendre 1909 pour qu'il autorise enfin la modification de la signature.

    Source : Willy (écrivain) - Wikipédia
  5. Des funérailles nationales, mais pas de messe

    À la mort de Colette en 1954, la République lui accorde des funérailles nationales : c'est la première fois qu'une femme reçoit cet honneur en France. L'Église catholique, elle, lui refuse des obsèques religieuses, jugeant sa vie et son œuvre trop scandaleuses.

    Source : Colette - Wikipédia
  6. Jeanne d'Arc encensée de son vivant

    Christine de Pizan, veuve à 25 ans, est considérée comme la première femme de lettres de langue française à avoir vécu de sa plume. En 1429, elle écrit un poème à la gloire de Jeanne d'Arc, alors que celle-ci vient de délivrer Orléans et qu'il lui reste deux ans à vivre. C'est son dernier texte connu.

    Source : Christine de Pizan - Wikipédia
  7. Elle voulait qu'on brûle tout

    Emily Dickinson a écrit environ 1 800 poèmes et n'en a publié qu'une poignée de son vivant, en se cloîtrant chez elle à Amherst. À sa mort en 1886, sa sœur Lavinia découvre les liasses cachées et décide de les publier, alors qu'Emily avait demandé que ses papiers soient détruits.

    Source : Emily Dickinson - Wikipédia
  8. Charmant petit monstre

    Bonjour tristesse paraît en mars 1954 : Françoise Sagan a 18 ans et le scandale est immédiat. C'est François Mauriac, prix Nobel et catholique convaincu, qui lui offre sa formule la plus célèbre en la baptisant « charmant petit monstre » dans les colonnes du Figaro. Le livre s'en est très bien porté.

    Source : Françoise Sagan - Wikipédia
  9. Une lectrice de huit ans

    Le manuscrit de Harry Potter avait été refusé un peu partout, jugé trop long pour des enfants. Chez Bloomsbury, le patron rapporte le premier chapitre à la maison et le donne à sa fille de huit ans, qui le trouve meilleur que tout le reste et réclame la suite. L'avance versée à l'autrice fut de 2 500 livres.

    Source : Harry Potter and the Philosopher's Stone - Wikipedia (EN)
  10. Le journal réécrit pour être publié

    Au printemps 1944, Anne Frank entend sur Radio Oranje un ministre néerlandais appeler à conserver les témoignages de l'occupation. Elle reprend alors tout son journal, coupe les passages qu'elle juge ennuyeux, en réécrit d'autres de mémoire et invente des pseudonymes pour les habitants de l'Annexe. Elle voulait en tirer un livre, dont elle avait déjà le titre.

    Source : Anne Frank - Wikipédia