
Anecdotes
Astronomie
10 anecdotes sourcées autour de ce thème — détails insolites, coulisses et coïncidences vérifiées.
L'élan qui buvait de la bière
Pierre Gassendi rapporte que Tycho Brahe possédait un élan apprivoisé, si rapide que l'astronome le proposa au landgrave Guillaume de Hesse-Cassel en échange d'un cheval. L'affaire n'aboutit jamais : l'animal avait été envoyé divertir un noble à Landskrona, où il but beaucoup de bière pendant le dîner, dégringola l'escalier et y laissa la vie.
Source : Tycho Brahe - WikipediaUn nez perdu pour une histoire de maths
En 1566, l'étudiant Tycho Brahe se dispute avec un cousin éloigné, Manderup Parsberg, au sujet d'une question mathématique. Le désaccord se règle à l'épée et Tycho y laisse l'arête du nez, qu'il remplacera par une prothèse toute sa vie. Lors de l'exhumation de son corps en 1901, on a retrouvé des traces de cuivre à cet endroit précis.
Source : Tycho Brahe - WikipédiaQuatre lunes offertes à un prince
Quand Galilée découvre les quatre grosses lunes de Jupiter en 1610, il les baptise "astres médicéens" en l'honneur de ses protecteurs florentins, et va jusqu'à leur attribuer les prénoms de la famille : Principharus, Victripharus, Cosmipharus et Ferdinandipharus. La flatterie n'a pas tenu : ce sont les noms proposés par son rival Simon Marius, Io, Europe, Ganymède et Callisto, qui sont restés.
Source : Les satellites de Jupiter - IMCCEUne planète vue au bout d'une plume
Urbain Le Verrier n'a jamais cherché Neptune dans un télescope : il a passé onze mois à calculer où devait se cacher la planète responsable des écarts d'Uranus. L'astronome allemand Johann Galle l'a trouvée le soir même où il a reçu la position, à un degré près. Devant l'Académie des sciences, François Arago résuma l'exploit d'une formule restée célèbre : "M. Le Verrier vit le nouvel astre au bout de sa plume".
Source : Urbain Le Verrier - WikipédiaLe furet des comètes
Charles Messier chassait les comètes, et certaines taches floues du ciel lui faisaient perdre son temps en lui donnant de faux espoirs. Il finit par cataloguer ces gêneuses pour ne plus les confondre : sa liste de 110 objets est devenue le catalogue d'observation le plus utilisé des amateurs. Impressionné par ses trouvailles, Louis XV le surnomma "le furet des comètes".
Source : Charles Messier - Encyclopædia UniversalisPluton baptisée par une écolière
En 1930, l'observatoire Lowell cherche un nom pour l'astre que vient de découvrir Clyde Tombaugh. C'est Venetia Burney, une écolière d'Oxford de onze ans, qui suggère Pluton : le dieu des Enfers convenait bien à ce monde sombre et glacé. Bonus involontaire, les initiales PL sont aussi celles de Percival Lowell.
Source : Pluton (planète naine) - WikipédiaMark Twain et sa comète
Mark Twain est né en 1835, deux semaines après un passage de la comète de Halley. Il annonçait volontiers qu'il repartirait avec elle : "Je suis venu au monde avec la comète en 1835. Elle revient l'année prochaine, et je compte bien partir avec elle." Il est mort en 1910, l'année du retour suivant.
Source : Comète de Halley - WikipédiaLe Big Bang pris pour des fientes de pigeon
En 1964, Arno Penzias et Robert Wilson traquent un bruit parasite qui pollue leur antenne des laboratoires Bell, quelle que soit la direction visée. Ils éliminent méthodiquement toutes les causes possibles, jusqu'à démonter l'antenne pour nettoyer les fientes d'oiseau. Le bruit est resté : c'était le rayonnement fossile du Big Bang, et il leur a valu le prix Nobel de physique 1978.
Source : Arno Allan Penzias - Encyclopædia UniversalisLe "Wow!" resté sans réponse
Le 15 août 1977, le radiotélescope Big Ear enregistre un signal radio d'une intensité inédite, noté 6EQUJ5 sur le listing. L'astrophysicien Jerry Ehman entoure la séquence au stylo rouge et griffonne "Wow!" dans la marge, ce qui a donné son nom au signal. Il a duré 72 secondes et n'a jamais été réentendu depuis.
Source : Signal Wow! - WikipédiaLe télescope qui avait besoin de lunettes
Lancé en avril 1990, le télescope spatial Hubble renvoie des images désespérément floues. La cause : son miroir principal était trop plat de 2 micromètres sur son pourtour, un défaut invisible à l'œil nu mais rédhibitoire. Il a fallu une mission de navette, en décembre 1993, pour lui installer un dispositif de correction optique.
Source : Télescope spatial Hubble - Wikipédia